Lili Charles

RESERVER

03 AOÛT 2018

LILI CHARLES

Pour les demi-fous et les loups, les esclaves et les amis, ceux qui cherchent l’amour dans les bras de Morphée et celles qui dévoilent pudiquement leur beauté lunaire, pour ces fleurs jumelles qui regardent le ciel et comptent les nuages, l’heure n’est plus au doute, l’obscurité ne doit pas être une fatalité, les saints et les magiciens peuvent enfin se montrer au grand jour et faire de nos vies un lumineux chemin, les troubadours d’hier et d’aujourd’hui ont enfin l’opportunité de sortir de l’ombre pour nous conter leurs histoires d’amours tragiques, tous ces destins qui se brisent sur les murs de l’ennui. Poussière d’étoiles au cœur plein de flammes, Lili Charles nous prend par la main pour danser un délicat tango amoureux et nous emmène, au fil de ses dix parenthèses magnétiques, dans l’attraction des sentiments, là où tout est aimant et rien ne s’explique, où l’on surfe les vagues en solo ou en duo avec l’espoir fou d’avoir une vie rêvée. Entre sourires et larmes, Lili Charles nous invite à un pas de deux, joie kamikaze d’un monde qui s’étire à l’infini et gronde du bruissement des ailes des anges dans un ciel bleu Klein. Depuis toujours, ils ont parcouru le même chemin, suivi des routes parallèles, parfois, souvent même, se sont retrouvés sur les mêmes scènes mais jamais ensemble. Il fallait donc bien que cela arrive un jour, que ce frère et cette sœur se mettent au diapason et fusionnent leurs énergies pour créer de toutes pièces un univers commun à leur image. Entre volupté électrique, sensibilité et fougue mélancolique, Lili Charles décline la carte d’un pop rock empli de nuances et de failles, où des mots roses cachent les maux qui durent, où l’espoir soigne les cœurs qui saignent et les étoiles sourient aux amoureux. Comme une évidence, la fougue et le timbre rauque de Charles se mêlent à la perfection à la grâce chorégraphique et la voix angélique d’Aurélie pour donner un ensemble tour à tour explosif et tendre, sauvage et caressant. Après «T’aimer tue», premier EP unanimement salué, «L’heure n’est plus au doute», format long aux multiples facettes, nous remet dans le mouvement, entre délicates fleurs de désespoir et désirs irraisonnés de défoulement, faisant de nous les spectateurs enthousiastes d’un jeu de miroirs sentimental et passionné, reflets d’une vie placée sous le signe d’une beauté lunaire.